La fiscalité de l'or
 
La loi du 16 juillet 1976 instaura la taxe forfaitaire sur les métaux précieux pour tenir lieu d'imposition de la plus-value, en raison notamment de l'anonymat attaché aux transactions sur l'or investissement.

Au départ fixée à 4% pour dissuader et freiner la revente hors des frontières et l'évasion fiscale (les passeurs réclamant à l'époque 3 % de commission pour accéder en Suisse), cette taxe est ensuite passée à 6%, 6,5% et 7%, avant d'être fixé depuis janvier 1992 à 7,5% puis depuis le 1er janvier 2014 à 10%. Ce taux est majoré d'une CDRS à 0,5%, portant ainsi à 10,5% la taxe forfaitaire à la revente. Il s'agit, de fait, d'une taxe sur le capital. Elle s'applique sur la valeur totale du bien cédé, que l'opération se solde par un gain ou une perte pour le vendeur.

L'application de la taxe forfaitaire au taux actuel sur les ventes d'or.

Si depuis janvier 2006, les vendeurs d'or physique d'investissement peuvent bénéficier d'un régime plus favorable, se rapprochant de la taxation sur les valeurs mobilières, grâce à l'option pour le régime de droit commun des plus-values ses conditions d'application en excluent les pièces et lingots ayant été acquis sous le régime de l'anonymat.

En outre depuis 1993, l'évolution de la réglementation française sur les moyens de paiement et son application à l'or investissement, ainsi que les directives européennes relatives, respectivement à la lutte contre le blanchiment des capitaux et régime de la TVA sur l'or, ont largement réduit le champ de l'anonymat sur l'or.